Initiatives étudiantes : le projet du Square de l’Arsenal

Les 3 étudiants du projet du Square

Charles, Marie et Léo, étudiants à l’ISA-Yncrea en M1 environnementaliste

5 étudiants de l’ISA-Yncrea se sont vus confier la mission de déployer une démarche participative sur le Parc de l’Arsenal, entre l’EHPAD Saint Antoine de Padoue (Feron-Vrau) et une résidence étudiante de l’AEU, démarche ouverte au quartier Lille Moulins. Le projet, commandé par Feron-Vrau et les Ateliers Saint Antoine, a pour objectif de recueillir les besoins ou attentes de la population et acteurs de la ville, tout en travaillant avec eux, sur la valorisation du square. Le groupe d’étudiants est accompagné par les Ateliers Saint Antoine, une équipe experte en démarche Living Lab, afin de développer un projet qui favorise la participation et la co-élaboration.

Pouvez-vous pitcher votre projet ?

Léo : Le projet est une commande de la part de l’association Feron-vrau et des Ateliers Saint Antoine (Institut Catholique de Lille), qui nous demandent de proposer un plan d’aménagement de réhabilitation du Square de l’Arsenal. Ce plan doit correspondre aux besoins et aux attentes de tous les acteurs du quartier, qui permettrait de réinscrire positivement ce parc dans la redynamisation du quartier Moulins qui est en cours.

Marie : C’est cette démarche de co-construction entre tous les acteurs (habitants, salariés des entreprises proches parents de l’école situés à proximité, associations, étudiants, centre social et les foyers), pour mener à bien ce projet. L’association Feron-vrau et les Ateliers Saint Antoine recherchent à faire du lien entre ces gens-là, via le square de l’Arsenal.

Léo : Aujourd’hui, par rapport aux textes réglementaires, on ne peut plus enlever un espace vert sur Lille. Il n’y en n’a pas assez, on a besoin de ces îlots de fraicheurs. On a beau être dans le Nord, quand on dépasse les 30° en été, on ne respire plus. Du coup, le fait de remettre au goût du jour le parc, on n’a pas le choix. Autrement, cela va être un espace mort au milieu d’un quartier qui va être redynamisé et cela n’est pas envisageable !

Initiatives personnelles ou obligation pédagogique ?

Charles : C’est un projet pédagogique qui fait partie de notre parcours scolaire. Sur la présentation du projet à la base et ce que l’on a fait nous, autour du projet, il y a quand même des différences. On a travaillé pour recadrer le projet et les attentes.
Le but est de se rediriger vers ce qu’on avait envie de faire nous. Il y a une base qu’on nous a donnée pour le projet, y a eu les contraintes qu’on a eues et nos envies.

Léo : Il y a plusieurs commanditaires : les Ateliers Saint Antoine, l’école et l’association. L’école veut qu’on fasse un projet avec une thématique plus scientifique, environnementale alors qu’en réalité, le projet a une dimension plus sociale. C’était très dur de jongler entre les deux. Avant de rentrer dans l’environnemental, il faut gérer toute la dimension sociale. Ça prend beaucoup de temps et on n’avait pas encore été formés à l’école. On nageait dans une piscine d’inconnus, ce n’était pas évident ! C’est un beau challenge !

Quel est l’apport personnel de participer à ce projet ?

Charles : Ca nous apporté qu’on a découvert ce monde-là, d’aménagement du territoire qui est vachement complexe, une quantité d’acteurs pharamineuse. Ça nous a permis d’avoir plein de contacts… mais qui ont chacun une idée, une vision différente. C’est intéressant. Pour le côté lien social, on a rencontré des gens qui ne sont pas dans l’aménagement comme le directeur de l’école qui sont super motivés et c’est hyper plaisant d’échanger ! : Ça nous a donné une vision de notre futur monde professionnel, sur le lien social avec les rencontres des acteurs, sur le côté organisation d’un projet. C’est un gros projet que l’on mène tout le long de l’année, je n’avais pas eu l’occasion de faire ce genre de choses auparavant. On est obligés d’être organisés, de redéfinir nos attentes, ce qu’on peut faire, ce qu’on doit faire.

Marie : Il y a plusieurs apports, déjà la dimension sociale, le contact avec les gens, chercher sans attendre toujours un retour… Il y a quand même quelque chose de très positif, ce qui ressort le plus c’est le fait qu’on a travaillé tous les 5, qu’on a travaillé ensemble. On a appris à travailler ensemble sur un long projet.

Léo : A la place de remonter l’administration, on a dû la redescendre pour avoir accès aux infos…ça a développé nos compétences relationnelles, « professionnelles ».

Marie : Il y a quand même quelque chose de très positif, ce qui ressort le plus c’est le fait qu’on a travaillé tous les 5, qu’on a travaillé ensemble. On a appris à travailler ensemble sur un long projet.

Léo : Oui, ça a mis en avant les compétences de chacun. Il y en a qui était plus à l’aise dans le relationnel, d’autres dans la recherche d’informations…. Les filles étaient plus à l’aide dans le relationnel et Charles et moi dans la recherche d’informations et au final ça s’est inversé ! on a chacun remplit des rôles différents.

Marie : on est une vraie équipe ! c’est une super expérience. Les premières semaines étaient difficiles, on n’y croyait pas… Après dans un projet, ça n’aboutit pas forcément dans les types de projet d’aménagement, il y a les idées et les réalisations ! C’est comme dans le milieu professionnel, c’est une vraie expérience ! c’est intéressant de découvrir ça !

Fiche technique du projet

_ Aménager le square en fonction des attentes de l’ensemble des acteurs du quartier

_ La vérification des sols

_ L’approfondissement diagnostic biologique (quantification de la faune et de la flore)

_ La valorisation des déchets du parc

_ Conforter la dynamique collective et développer les relations intergénérationnelles

_ Pallier la mauvaise notoriété du parc

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